Tsumani du Porno

L’avènement du « Porno-Trash »

Pour reprendre au commencement: en France durant les années 70, l’érotisme n’apparaissait au grand public par le cinéma avec des films comme « Les Valseuses » ou encore « Emmanuelle » qui étaient tout-deux la conséquence de la libéralisation des meurs suite à Mai 68 et l’arrivée de Valery Giscard D’Estaing à la présidence de la République. Le cinéma était un des rares médias de l’époque à proposer cela, vu qu’il n’y avait que deux chaînes publique à la télévision et pas encore de magnétoscope. Mais ces films ne montraient guère les plans que réservera la pornographie par la suite.

Puis, ceux qui ont été adolescents dans les années 80 ou 90 peuvent comprendre. Pouvoir voir un film pornographique était à cette époque un vrai parcours du combattant. Soit on visionnait seul la nuit, loin des regards, un enregistrement VHS qu’on cachait ensuite. Ou il y avait la solution Canal+, les premiers samedis du mois si on avait un décodeur. Certains s’accommodaient même de la version codée (il parait qu’en gigotant une passoire devant l’écran de la télé, on pouvait voir le film en clair).

Aujourd’hui, tout est devenu bien plus accessible (surtout depuis la démocratisation du haut débit et du streaming à partir de 2005-06). Pour le bonheur des moins jeunes, mais aussi pour le malheur des plus jeunes qui sont désormais confrontés à un Tsunami de la Pornographie sur Internet. Mais rien à voir avec les standards du « porno classique » qu’on voyait jusqu’alors. Sur le web, on a à faire à un niveau plus osé et plus dégoûtant de la vision de la sexualité. Imaginez les doubles pénétrations anales ou vaginales, les éjaculations faciales en série suite à un « gang-bang » (une femme seule face à plusieurs hommes), les « fist-fucking » (technique permettant d’introduire un avant-bras dans le vagin). Bref, tout au déshonneur de la femme en somme.

Tout le monde connait le « Doc » de Loving Fun sur Fun Radio qui anime son émission depuis les années 90. Il est aux premiers rangs pour constater l’évolution des meurs et de la vision de la sexualité véhiculée par les médias et en particulier par Internet. Non seulement depuis 20 ans, la pornographie est devenue plus accessible, mais elle est devenue bien plus « trash ». Et on ne peut penser que pour les générations à venir, l’exposition à un tel spectacle ne sera pas sans conséquence. Internet est devenu LE média par excellence, car il combine à la fois l’écrit, le son et la vidéo. Mais saviez-vous que près de 12% du contenu sur Internet globalement est à caractère pornographique ? Que rien qu’aux Etats-Unis, plus de 40 million de personnes visitent des sites pornos régulièrement ? Que dire aussi de la recrudescence des recherches sur Google pour des vidéos à caractère pédophile ?

Une réflexion sur “ L’avènement du « Porno-Trash » ”

  1. Salut, merci pour votre article très captivant! Je suis de grenoble et je suis intéressé par ce sujet. Grâce à votre blog que je viens découvrir au hasard d’un surf, je vais en apprendre davantage. Amicalement.

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