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Les sujets de Voyages du blog d’Antoine Rolland.

Histoire des réseaux d’hospitalité

Hospitality Club, CouchSurfing, BeWelcome … Que des sites qui ont fait la renommé actuelle des réseaux d’hospitalité, le principe d’accueillir chez soi des voyageurs du monde entier et de voyager en étant logé chez l’habitant. Mais savez-vous que ce concept n’est pas né de l’arrivée d’Internet ?

Bob Luitweiler
Bob Luitweiler, fondateur de Servas
Tout commença à la fin des années 40 avec un pacifiste américain de San Francisco, Bob Luitweiler, qui refusa de s’engager pour partir combattre en Europe en 1944. A la fin de la guerre, il eut comme idée de rentrer en contact avec les associations, organisations et collectifs pacifistes dans le monde afin de les fédérer. Le contact entre ces groupes se fit à merveille et même que les membres de chaque groupe de pacifistes s’invita mutuellement à venir passer quelques jours chez eux. Inconsciemment, on assista à la naissance du premier réseau d’hospitalité: Servas.
Servas se développa les décennies suivantes en inscrivant toutes personnes qui souhaitaient héberger des membres de l’association dans un annuaire papier qui fut envoyé (mis à jour) tous les ans à tous les inscrits. Un membre qui souhaitait être hébergé à un endroit précis du monde n’avait plus qu’à consulter cet annuaire et écrire sa requête par courrier.

En parallèle et sans pour autant connaître l’existence de Servas, on vit apparaitre de divers réseaux d’hospitalité, plus spécialisé, tel que CTC (Cyclists’ Touring Club), crée par un Britannique en 1971, destiné aux personnes voyageant en vélo, ou encore Pasporta Servo, réseau d’hopitalité des adeptes de la langue esperanto (date de création: 1974).

Accueil hospitalitéL’arrivée d’Internet dans les années 90 allait davantage développer et mettre en avant ce concept de réseau d’hospitalité. C’est en 2003 que fut crée Hospitality Club par Veit Kuehne, un Allemand d’une vingtaine d’année assez doué en langage informatique web. Un réseau qui sera surtout développé dans les pays d’Europe de l’Est, en Russie et au Moyen-Orient. Il atteindra une bonne centaine de milliers de membres et se fera distancer par la suite par CouchSurfing et BeWelcome. Veit sera très décrié par la suite, surtout lorsqu’il décida unilatéralement d’insérer des bannières publicitaires sur son site web afin de générer des revenus, alors que le site Hospitality Club fut jusque là en grande partie développé par des bénévoles. Ces bénévoles, mécontents, partirent créer un autre réseau qui se voudra non lucratif et surtout où les décisions seront prises de manière collégiale: Be Welcome.

En parallèle, on vit grandir sans cesse un réseau dont le nom restera un terme générique dans le milieu de l’hospitalité: CouchSurfing (voulant dire « surf de canapé »). Il fut crée à l’initiative d’un Américain, Casey Fenton, qui alors étudiant dans les années 90, sans connaître l’existence du moindre réseau d’hospitalité, parti étudier en Islande. Craignant de s’y ennuyer sans connaître personne là bas, il prit soin de trouver sur Internet l’annuaire des étudiants de l’université de Reykjavik afin de trouver des personnes pour lui montrer la ville. A sa grande surprise il reçu une centaine de réponse positive et même de personnes lui proposant de l’héberger. C’est de là qu’il eut l’idée de déposer le nom de domaine couchsurfing.org (1999), mais le réseau ne vint le jour qu’au 1er janvier 2004.
Les principaux réseaux  d'hospitalitéCe réseau ne fit sans cesse de grandir, partant initialement d’un réseau d’hospitalité de base (demande et offre d’hébergement), il connut un accroissement inattendu d’où la nécessité d’organiser cela en communauté. De plus en plus de ville dans le monde vit sa propre communauté CS locale naître, réunissant principalement des personnes tolérantes, ouvertes d’esprit et au partage. Ce réseau atteignit le million de membre début 2009 et les 3 million courant 2012. Sa croissance est quasi-exponentielle, notamment grâce à son équipe de bénévole à travers le monde qui jusqu’en 2011 animèrent et développèrent le site, les forums et les communautés locales. Cela aurait pu continuer longtemps, sauf que le statut de CouchSurfing changea subitement en août 2011, d’une organisation à but non lucratif, il devint une corporation privé et donc lucrative, afin d’assurer des revenus aux salariés qui gèrent désormais le site soi-disant. Le développement du site CouchSurfing s’est depuis nettement accéléré, mais ne ressemble de moins en moins à ce qu’il était à l’origine, tant au niveau de l’ergonomie qu’au niveau de l’esprit qui y régnait.

Communauté de l'hospitalitéBeWelcome vit là une bonne opportunité d’étoffer les effectifs de ses bénévoles en accueillant les CSeurs mécontents au sein de son réseau. Mais est ce que BeWelcome souhaite devenir plus qu’un réseau d’hospitalité à l’instar de CouchSurfing (un site communautaire) ? Rien est sûr, d’autant plus que les décisions au sein de ce réseau se font de manière collégiale, ce qui ralentit considérablement le développement de l’outil. Servas est également disponible sur le net, mais c’est un outil bien moins élaboré, jouant encore grandement sur l’annuaire papier, et la grande majorité des membres sont de la génération des seniors contrairement aux autres réseaux où l’on trouve des personnes de tout âge, voire majoritairement dans les 18-40 ans. Dernièrement, on vit des réseaux d’hospitalité d’une autre nature comme AirBnb, mais là, peut-on parler encore d’Hospitalité, tant le « séjour » chez une personne devient payant ? Anecdote d’importance: on retrouve au sein de l’équipe de AirBnb un certain Veit Kuehne, qui avait pourtant promis un « Hospitality Club 2″…

Il faut se dire que les sites permettant l’instauration d’un réseau d’hospitalité ne sont qu’un outil pour mettre en relation les personnes d’un certain état esprit, mêlant ouverture, partage et tolérance. Ces réseaux, que ce soit Hospitality Club, CouchSurfing ou encore Servas ont établi des connexions entre ces personnes, qui désormais, au dela de n’importe quel site web, forment leur propre réseau… Ce que souhaitait finalement à l’origine un certain Bob Luitweiler avant d’avoir créer involontairement le concept.

Naturisme, Histoire et Signification

Le fait de pouvoir être nu naturellement remonte à l’apparition de l’homme sur terre. Mais s’il fallait une référence pour le naturisme communautaire que l’on connait de nos jours, la seule qui soit universellement reconnue est la définition internationale actuelle:

« Le naturisme est une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisée par une pratique de la nudité en commun qui a pour but de favoriser le respect de soi-même, le respect des autres et celui de l’environnement ».

Bien que datant de 1974, on peut considérer que les diverses formes de naturisme (ou nudisme, à l’époque) qui s’en rapprochent sont beaucoup plus anciennes. Le concept a pris forme au XVIII° siècle. Le naturisme se pare, au fil du temps, de vertus hygiéniques et médicales, de vertus éducatives et civiques, écologiques… Il est parfois purement récréatif et de loisir… Il est parfois politisé, idéologique, militant… Ses pratiques comme ses significations ont évoluées.

naturismeLe Naturisme est principalement pratiqué en Europe, dans une moindre mesure en Amérique du Nord et en Australie. La France détient un nombre impressionnant de camps (avec ensemble Bungalow, Caravaning, Camping), de campings ou de plages naturistes. On y trouve d’ailleurs Euronat, le plus grand camp naturiste en Europe et probablement dans le monde qui se situe en Gironde, capable d’accueillir plus de 10000 personnes en haute saison. Certains camps tels que celui du Cap d’Adge ont transfiguré ce qu’était le naturisme à la base, laissant au passage une très mauvaise réputation de ce type de pratique. Car désormais, la plupart des personnes croyant connaitre ce qu’est le naturisme se focalisent sur ce qu’est devenu le Cap d’Agde, ce qui se révèle aucunement une généralité.