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Les sujets de Société du blog d’Antoine Rolland.

La carte idéale des régions de France

La loi qui établit une nouvelle carte des régions de France vient d’être entérinée, et comme bon nombre de concitoyens, j’ai pas mal de réticence contre cette nouvelle répartition. On pourra encore se navrer de la dénomination de la région « Centre », ou encore du non-rattachement de la Loire Atlantique à sa Bretagne Historique. Que dire alors de la fusion pure et simple de la Champagne-Ardennes, la Lorraine et l’Alsace dans un grand ensemble « Grand Est » insignifiant… Des calculs électoraux sont cachés derrière ce redécoupage. Bref passons, car je vais vous exposer ici ma carte idéale des Régions de France en vous expliquant pourquoi il serait plus logique de procéder comme cela afin de réduire le nombre de région française et espérons-le, réduire en conséquent un peu les dépenses publiques.

Nouvelles régions de France
Nouvelles régions de France

Vous pouvez voir ci-dessus les nouvelles régions qui me semblent être le plus équitable et le plus significatif. Le nouveau redécoupage a tout de même des bons côtés: l’Île de France et la PACA, qui représentent à eux seuls une bonne concentration de population n’ont pas besoin de toute évidence de s’élargir. Par contre, la région Rhône-Alpes, qui est dans le même cas n’a guère besoin de fusionner avec une autre région et encore moins avec l’Auvergne. Cette dernière a surtout besoin d’englober le Limousin (région de Limoges, ville en perte d’influence, mais en avait-elle vraiment ?) qui rassemblerait l’ensemble du Massif Central. La Corse, par soucis de désir d’une certaine souveraineté sur son île reste de toute évidence une région à part entière, bien que sa superficie reste modeste.

Fusionner la Franche-Comté avec la Bourgogne va de soi, car la Franche-Comté est une partie de la Bourgogne historique qui n’a rejoint le royaume de France sous Louis XIV et donc tardivement à contrario de cette dernière. Le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie sont culturellement similaires, reste à déterminer un nom à cette grande région et désigner une capitale plus centrale que Lille (bien qu’incontestablement capitale économique de cette région, mais excentrée). L’idéal reviendrait à une place plus centrale comme Amiens ou Arras. La réunification des « deux Normandies » était destinée. J’y rajouterais la Mayenne, qui culturellement (Calva et architecture) est très semblable. Reste à savoir quelle en sera la capitale entre Rouen et Caen. Je pencherais pour Caen, Rouen étant trop proche de Paris.

C’est à l’Ouest que le plus grand chamboulement devrait s’opérer. La Bretagne récupérerait la Loire Atlantique que de nombreux Bretons réclament. Rennes, plus centrale, en serait la capitale, bien que Nantes soit plus influente économiquement. La région Pays de la Loire devrait disparaître, laissant la Mayenne en Normandie (vu précédemment), et mettant la Sarthe et le Maine et Loire avec la région Centre qu’on renommerait « Val de Loire ». La Région Poitou-Charente, quant à elle, absorberait la Vendée, dans une région dont le nom serait à définir. Plus au sud, l’Aquitaine prendrait au Midi-Pyrénées le Gers et les Haute Pyrénées donnant à cette région une forme moins étroite et de toute manière enclin à l’influence de Bordeaux.

Sans ces deux départements donc, le Midi-Pyrénées fusionnerait avec le Languedoc-Roussillon. Toulouse et Montpellier n’étant pas centrale dans ce redécoupage, l’opportunité pour une ville comme Albi ou Carcassonne (pour son positionnement géographique) est bonne pour prendre le commandement administratif régionale. Comme nom pour cette nouvelle grande région, on peut évoquer la « Septimanie », ancien royaume Wisigoth du VII siècle AP J.C qui était cher à un ancien président de région Georges Freche.

L’Est n’est pas en reste pour évoquer les grands changements. L’Alsace se plaint de fusionner avec un grand ensemble. Pourquoi ne pas la joindre uniquement avec la Lorraine ? Mais sans la Meuse qui prendrait la direction de la Champagne-Ardennes, afin de rendre le territoire de sa voisine plus équitable et ainsi sacrifier la Meuse pour un redécoupage territorial mois absurde. Mais est ce que les départements devraient avoir encore un sens ? Car ce sont surtout elles qui devraient disparaître au profit des Régions pour d’avantages de réduction des coûts. On parlerait alors d’inégalités entre les territoires, mais les Nouvelles Régions sans les départements ne peuvent-elles pas y faire face ? C’est une tout autre question …

L’Habeas Corpus: la morale et nos principes ne sont pas nés des religions !

« Tu ne tueras point, tu ne voleras point, tu ne mentiras point … ». Bref des principes au fondement de la morale et de l’éthique d’aujourd’hui, qu’on tend systématiquement à mettre sur le compte de la Bible comme source, mais qui sont bien plus antérieurs à l’Islam, la Chrétienté ou au Judaïsme. Les religions ont été leurs vecteurs dans une certaine mesure au cours du Moyen Âge, mais de quand datent réellement ces principes ? Et avaient-ils une origine religieuse ?

La plus ancienne preuve écrite d’une table de loi reprenant ces principes retrouvée à ce jour se nomme l’Habeas Corpus ou autrement appelée le « Code d’Hammurabi » du nom d’un roi mésopotamien du XVIIIème siècle avant notre ère. Il régissait sur la cité-état de Babylone. Il y mit en place un corpus de loi arrangé de façon thématique, par association d’idées. On y trouvait un certain nombre de règles traitant des aspects du quotidien, tels que le foncier, le mariage, mais aussi le vol, le faux témoignage (d’où le mensonge), l’inceste et le meurtre.

Ces lois seront connues et appliquées plus tard par un certain Abraham, habitant de cette même Babylone, que bon nombre attribue la paternité du monothéisme et du recueil qui deviendra plus tard les « écritures saintes ». Ces lois seront par la suite repris pour élaborer les tables de loi (les 10 commandements) présentées par Moïse à son peuple élu. Les Juifs (aujourd’hui la plus ancienne mémoire collective encore existante) les véhiculeront une bonne partie de l’antiquité jusqu’à l’ère chrétienne.

Autrement dit que ces principes moraux auxquels nous sommes attachés actuellement ne sont ni d’origine religieuse et pis ni d’origine chrétienne. Ils sont vieux de près de 4000 ans et ont servi à vouloir organiser la vie en société depuis. Si aujourd’hui bon nombre de religieux conservateurs tentent de nous faire croire qu’ils ont le monopole de ces valeurs, c’est qu’ils voient là un fond de commerce dont ils sont loin d’avoir l’exclusivité, car leurs « concurrents » les véhiculent, en théorie, également tant elles sont anciennes.

Commençons par moraliser la monnaie !

S’il y a un domaine où la morale a bien disparu chez bon nombre de personnes, surtout détenteurs d’argent en nombre, c’est bien la richesse.

La monnaie est à la base un moyen d’échanger, d’être rémunéré afin de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. Dans une certaine logique, elle est destinée à circuler de mains en mains afin de faire profiter pleinement une vie en société/communauté.
Par contre, si en fin de compte, elle sert à se faire valoriser et à être conservée et donc mise en dépôt, elle nuit malgré elle à la société et contribue à creuser les inégalités et la pauvreté de ceux qui ne pourront pas profiter de circulation d’argent étant donné qu’elle ne sera pas investie.

PhotoLes sommes astronomiques placées en dépôt dans les paradis fiscaux à travers le monde sont une aberration tant le niveau de la pauvreté s’accroît. Ces sommes ne servent en aucun cas à favoriser une activité économique viable car elles ne sont pas investies et ne sont même pas imposées. Une radicale mise en question de leurs détenteurs serait à mettre à l’ordre du jour si l’on souhaite que la situation de la société en général s’améliore.
Les principaux maux de la société tournent tous autour de l’argent, que ce soit la guerre, les conflits, les réseaux mafieux, et ces maux se nourrissent de la pauvreté.

Une mesure fondamentale serait de moraliser l’argent, car elle a besoin de circuler afin d’améliorer le quotidien de chacun d’entre nous. Cette phrase serait bonne à brocarder au sein de la classe politique également, qui en France en particulier ne se gène guère pour s’afficher dans un cadre de vie luxuriant. Le vrai pouvoir républicain est celui qui ne montre aucun signe de richesse.

L’avènement du « Porno-Trash »

Pour reprendre au commencement: en France durant les années 70, l’érotisme n’apparaissait au grand public par le cinéma avec des films comme « Les Valseuses » ou encore « Emmanuelle » qui étaient tout-deux la conséquence de la libéralisation des meurs suite à Mai 68 et l’arrivée de Valery Giscard D’Estaing à la présidence de la République. Le cinéma était un des rares médias de l’époque à proposer cela, vu qu’il n’y avait que deux chaînes publique à la télévision et pas encore de magnétoscope. Mais ces films ne montraient guère les plans que réservera la pornographie par la suite.

Puis, ceux qui ont été adolescents dans les années 80 ou 90 peuvent comprendre. Pouvoir voir un film pornographique était à cette époque un vrai parcours du combattant. Soit on visionnait seul la nuit, loin des regards, un enregistrement VHS qu’on cachait ensuite. Ou il y avait la solution Canal+, les premiers samedis du mois si on avait un décodeur. Certains s’accommodaient même de la version codée (il parait qu’en gigotant une passoire devant l’écran de la télé, on pouvait voir le film en clair).

Aujourd’hui, tout est devenu bien plus accessible (surtout depuis la démocratisation du haut débit et du streaming à partir de 2005-06). Pour le bonheur des moins jeunes, mais aussi pour le malheur des plus jeunes qui sont désormais confrontés à un Tsunami de la Pornographie sur Internet. Mais rien à voir avec les standards du « porno classique » qu’on voyait jusqu’alors. Sur le web, on a à faire à un niveau plus osé et plus dégoûtant de la vision de la sexualité. Imaginez les doubles pénétrations anales ou vaginales, les éjaculations faciales en série suite à un « gang-bang » (une femme seule face à plusieurs hommes), les « fist-fucking » (technique permettant d’introduire un avant-bras dans le vagin). Bref, tout au déshonneur de la femme en somme.

Tout le monde connait le « Doc » de Loving Fun sur Fun Radio qui anime son émission depuis les années 90. Il est aux premiers rangs pour constater l’évolution des meurs et de la vision de la sexualité véhiculée par les médias et en particulier par Internet. Non seulement depuis 20 ans, la pornographie est devenue plus accessible, mais elle est devenue bien plus « trash ». Et on ne peut penser que pour les générations à venir, l’exposition à un tel spectacle ne sera pas sans conséquence. Internet est devenu LE média par excellence, car il combine à la fois l’écrit, le son et la vidéo. Mais saviez-vous que près de 12% du contenu sur Internet globalement est à caractère pornographique ? Que rien qu’aux Etats-Unis, plus de 40 million de personnes visitent des sites pornos régulièrement ? Que dire aussi de la recrudescence des recherches sur Google pour des vidéos à caractère pédophile ?

Retour vers le Futur: la trilogie des incohérences

TrollDans Retour vers le Futur (1ère Partie)

Retour vers le futur – La vie de Marty est ruinée
Aussi étrange que cela puisse paraître, le plus gros problème vient du tout premier film. Marty va en 1955, empêche ses parents de se rencontrer, mais il répare son erreur et retourne en 1985. Tout semble aller pour le mieux. Mais quand il rentre, quelques changements se sont opérés sur sa famille. Sa mère, qui était alcoolique, est devenue épanouie, son père est un écrivain sûr de lui, sa soeur connaît le succès et Biff est au service de la famille et les respecte. Un conte de fées ? Tout le contraire. Car Marty se retrouve forcé de vivre dans une famille qu’il n’a pas connue, comme s’il était devenu amnésique. Les personnalités des membres de sa famille étant devenues différentes, il ne sait pas ce qui a pu se passer pendant toutes ces années. En apparence, il s’agit d’une famille presque parfaite mais ce n’est pas celle avec laquelle il a grandi. Déprimant, non ?

Retour vers le futur – « J’ai déjà vu mon fils quelque part »
Dans le premier film, Marty voyage jusqu’en 1955 et empêche accidentellement ses parents de se rencontrer, compromettant ainsi sa propre naissance. Il doit alors tout faire pour qu’ils se rencontrent et tombent amoureux, mais la future mère de Marty semble plutôt s’intéresser à ce dernier. Durant son aventure en 1955, Marty a provoqué quelques changements mineurs dans le futur, qui se voient à la fin du premier film. Son influence a donc été réelle et c’est désormais grâce à lui que ses parents se sont rencontrés. Le problème est donc là : lorsqu’ils ont eu des enfants, pourquoi les parents de Marty ne se sont-ils pas rendu compte que ce dernier ressemblait trait pour trait au jeune homme qui avait provoqué leur rencontre ?

TrollDans Retour vers le Futur (2ème Partie)

Retour vers le futur II – Un éclair ne suffit pas
A la fin du deuxième film, tous les événements semblent parfaitement se goupiller : l’almanach des sports est détruit et Marty et Doc sont prêts à rentrer dans le futur. Mais alors que Doc est dans les airs avec la DeLorean, un éclair le frappe et l’envoie en 1885. Rien de bien étonnant : dans le premier film, Doc avait affirmé que la foudre pouvait apporter assez d’énergie pour remplacer le plutonium. Mais il y a un problème : pour voyager dans le temps, il faut également que la DeLorean arrive à la vitesse de 88 Mph. Admettons tout de même que seul un éclair peut projeter la voiture à travers le temps. Dans ce cas, pourquoi dans le premier film, Marty avait-il besoin d’atteindre cette vitesse ET de capter la foudre pour pouvoir rentrer chez lui ? Pourquoi n’est-il tout simplement pas resté immobile en attendant que la foudre frappe la voiture ?

Retour vers le futur II – Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Dans le deuxième film, la principale mission de Marty et Doc est d’empêcher Biff de recevoir l’Almanach des sports, ce qui changerait tout le futur des protagonistes. Le problème, c’est qu’ils ne peuvent pas aller dans le futur pour empêcher le vieux Biff de voler l’almanach dans la poubelle. Le futur ayant déjà été changé, ils arriveraient dans l’avenir où Biff est milliardaire. Ils décident donc de revenir au moment où le vieux Biff donne l’almanach à la version jeune de lui-même, pour ensuite le dérober et le détruire. Mais pourquoi revenir à ce moment exact ? Cela cause énormément de problèmes et de paradoxes, alors même qu’ils auraient pu attendre que Biff soit endormi ou le voler un tout petit peu après, quand le jeune Biff ne l’a pas encore utilisé. Le résultat aurait été le même et Doc et Marty se seraient donnés moins de peine.

Retour vers le futur II – Des enfants ?
Impossible Lorsque Doc, Marty et Jennifer voyagent jusqu’en 2015 pour sauver leur progéniture, ils rencontrent les versions vieilles d’eux-mêmes. Et pour cause, leur première mission dans ce deuxième film est d’empêcher leurs enfants d’aller en prison. Ils doivent donc les voir. Sauf que ce n’est techniquement pas possible. En arrivant en 2015, Marty et Jennifer ont disparu de 1985. Partis, envolés. Ils ne peuvent donc pas avoir grandi, s’être mariés et avoir eu des enfants puisqu’en partant, ils ont disparu. Sauf que cette (grosse) partie du film n’aurait pas pu exister si les scénaristes avaient tenu compte de ce problème…

Retour vers le futur II – Le retour du vieux Biff
Dans le deuxième film, Marty et Doc voyagent jusqu’en 2015 où se trouve également le vieux Biff. Ce dernier vole la DeLorean, arrive en 1985 et donne l’Almanach des sports à la version jeune de lui-même. Le jeune Biff peut donc parier sur les gagnants dans tous les sports, il devient milliardaire, ce qui change le futur. Le problème, c’est quand le vieux Biff revient en 2015. On voit clairement qu’il est revenu, en chair et en os, dans le futur où Marty et Doc se trouvent déjà. Or, si l’on se fie à l’un des dialogues entre les deux personnages un peu plus tôt dans la saga, en revenant dans ce futur, le vieux Biff aurait dû disparaître. En effet, en changeant le futur, il n’est plus censé exister dans cette version, puisqu’il est devenu milliardaire. Cette incohérence a été corrigée dans les bonus du DVD puisqu’une scène coupée montre effectivement le vieux Biff tituber avant de disparaître. Problème réglé.

TrollDans Retour vers le Futur (3ème Partie)

Retour vers le futur III – Doc a la mémoire courte
Dans ce film, Doc est coincé en 1885. Quant à Marty, il se trouve encore en 1955 et demande l’aide du jeune Doc pour ramener le vieux Doc à son époque. Juste avant de partir, Marty et le jeune Doc découvrent qu’en 1885, Doc a été tué par Bufford Tannen, un ancêtre de Biff. Le problème arrive un peu plus tard dans le film. Quand en 1885, Marty apprend au vieux Doc qu’il va être tué, ce dernier semble surpris. Or, il a appris la nouvelle alors qu’il était encore jeune. Ne se souvient-il pas avoir vu la pierre tombale avec Marty ? Techniquement d’ailleurs, quand Marty est allé voir le jeune Doc pour lui dire que le vieux Doc était coincé en 1885, le vieux Doc aurait dû tout faire pour empêcher cette situation d’arriver. Le film se serait donc arrêté là. Paradoxe.

Retour vers le futur III – Doc est-il un vrai scientifique ?
A nouveau dans le troisième film, Marty et Doc doivent pousser la DeLorean jusqu’à 88 Mph (142 km/h) pour pouvoir revenir dans le futur. Mais ils ne peuvent pas avoir d’essence puisqu’ils sont coincés dans le passé. Le problème, c’est que dans une scène, on voit que Doc a réussi à inventer une ingénieuse et très grosse machine, qui sert uniquement à fabriquer des glaçons. Pourtant, il est incapable de trouver les ingrédients nécessaires pour fabriquer de l’essence alors qu’il est scientifique ! Si Doc avait fait marcher sa matière grise, Marty et lui auraient pu éviter le plan compliqué du train… mais le film aurait été beaucoup moins intéressant.

Retour vers le futur III – Doc est un peu trop scientifique
Le troisième film est truffé d’erreurs. Cette fois-ci encore, à cause de la matière grise de Doc. Dès le deuxième film, ce dernier commence à avoir des regrets d’avoir construit la machine à remonter le temps. A la fin du troisième, Doc reste coincé en 1885 et la DeLorean est détruit quelques secondes après le retour de Marty en 1985. On pense que tout espoir de revoir Doc est perdu quand ce dernier fait un bond dans le futur à bord… d’un train à remonter le temps. La machine est d’ailleurs un petit bijou de technologie, avec lumières à bord, néons et système de décollage. Doc a donc réussi à concevoir cette incroyable machine en 1885 mais il est resté incapable de fabriquer de l’essence…

Retour vers le futur III – Deux DeLorean valent mieux qu’une
A la fin du deuxième film, en 1955, la foudre frappe la DeLorean et envoie Doc en 1885. Mais on découvre que Doc a laissé une lettre pour Marty, dans laquelle il explique où il se trouve et lui demande de rentrer en 1985 avec la DeLorean, mise en sûreté par ses soins dans une vieille mine. Mais avant de partir, il découvre que Doc sera tué en 1885 et décide d’aller lui porter secours. Il arrive donc en 1885… mais il y a un problème. En effet, il y a deux DeLorean dans cette époque. En mettant la DeLorean en sûreté, Doc avait prévu que Marty l’utiliserait pour retourner en 1985. Mais Marty a créé un paradoxe en revenant en 1885, et les deux voitures coexistent dans cette même époque.

Rendons la société laïque effective !

La France, la seule République Laïque dans le monde avec la Turquie (quoique la politique de ce pays ces dernières années laissent dubitatifs), se veut sécularisée, voire plus, de toute religion. Mais, quoiqu’on en pense, on peut constater que c’est loin d’être le cas.

Tout d’abord, si on regarde le calendrier: on a un « Saint » pour chaque jour, les jours fériés sont majoritairement des fêtes chrétiennes et surtout notre compteur d’année est basé sur une estimation de l’année de naissance de Jésus Christ. A la révolution française, un calendrier républicain n’avait-il pas été établi ? Il est clair que les complications de la mise en place d’un tel calendrier viendraient de la concordance des calendriers restés grégoriens dans la plupart des pays du monde entier …

Ensuite, la Moselle et l’Alsace connaissent une exception religieuse depuis leur retour en France en 1918. L’Eglise Catholique y est subventionnée par les collectivités locales, les écoles ne sont pas laïques et de surcroît le Président de la République est la personne qui nomme les cadres religieux dans cette région. Il est clair que l’Alsace et la Moselle ont manqué la loi de 1905 (ils étaient alors des territoires allemands) qui sépare officiellement le politique et le religieux en France, mais leur annexion de 1918 est bientôt centenaire. Pourquoi ne pas leur supprimer cette « exception religieuse » et enfin devenir laïques ?

Par ailleurs, lors de l’enterrement d’un Pape, comme on a pu le voir en 2005 à la mort de Jean-Paul II, M. et Mme Chirac étaient venu en recueillement à la Cathédrale Notre Dame de Paris au premier rang en tant que chef d’Etat … Mais pourquoi un chef d’un état laïque, d’un pouvoir temporel, rend hommage à une personne du pouvoir spirituel ? On peut comprendre que M. et Mme Chirac aient des convictions personnelles de ce côté, mais pourquoi ne se mettaient-ils pas dans le public en tant que croyants au lieu de parader en tant que Chef d’Etat ?

Pourquoi en France trouve t-on désormais dans les écoles privés (généralement financées par des religieux) un enseignement d’un meilleur niveau que dans les écoles publiques et républicaines ? L’Etat n’investit plus assez pour attirer les meilleurs professeurs dans le giron des écoles primaires, collèges et lycées de Volaire, Rousseau, Montesquieu et Dideront. Ceux qui ont pensé notre esprit libéré de toute croyance que nous voulons mettre en avant, un esprit débarrassé de tout dogme facteur de manipulation et éclairé par toute découverte, tout progrès en tout genre.

Histoire des réseaux d’hospitalité

Hospitality Club, CouchSurfing, BeWelcome … Que des sites qui ont fait la renommé actuelle des réseaux d’hospitalité, le principe d’accueillir chez soi des voyageurs du monde entier et de voyager en étant logé chez l’habitant. Mais savez-vous que ce concept n’est pas né de l’arrivée d’Internet ?

Bob Luitweiler
Bob Luitweiler, fondateur de Servas
Tout commença à la fin des années 40 avec un pacifiste américain de San Francisco, Bob Luitweiler, qui refusa de s’engager pour partir combattre en Europe en 1944. A la fin de la guerre, il eut comme idée de rentrer en contact avec les associations, organisations et collectifs pacifistes dans le monde afin de les fédérer. Le contact entre ces groupes se fit à merveille et même que les membres de chaque groupe de pacifistes s’invita mutuellement à venir passer quelques jours chez eux. Inconsciemment, on assista à la naissance du premier réseau d’hospitalité: Servas.
Servas se développa les décennies suivantes en inscrivant toutes personnes qui souhaitaient héberger des membres de l’association dans un annuaire papier qui fut envoyé (mis à jour) tous les ans à tous les inscrits. Un membre qui souhaitait être hébergé à un endroit précis du monde n’avait plus qu’à consulter cet annuaire et écrire sa requête par courrier.

En parallèle et sans pour autant connaître l’existence de Servas, on vit apparaitre de divers réseaux d’hospitalité, plus spécialisé, tel que CTC (Cyclists’ Touring Club), crée par un Britannique en 1971, destiné aux personnes voyageant en vélo, ou encore Pasporta Servo, réseau d’hopitalité des adeptes de la langue esperanto (date de création: 1974).

Accueil hospitalitéL’arrivée d’Internet dans les années 90 allait davantage développer et mettre en avant ce concept de réseau d’hospitalité. C’est en 2003 que fut crée Hospitality Club par Veit Kuehne, un Allemand d’une vingtaine d’année assez doué en langage informatique web. Un réseau qui sera surtout développé dans les pays d’Europe de l’Est, en Russie et au Moyen-Orient. Il atteindra une bonne centaine de milliers de membres et se fera distancer par la suite par CouchSurfing et BeWelcome. Veit sera très décrié par la suite, surtout lorsqu’il décida unilatéralement d’insérer des bannières publicitaires sur son site web afin de générer des revenus, alors que le site Hospitality Club fut jusque là en grande partie développé par des bénévoles. Ces bénévoles, mécontents, partirent créer un autre réseau qui se voudra non lucratif et surtout où les décisions seront prises de manière collégiale: Be Welcome.

En parallèle, on vit grandir sans cesse un réseau dont le nom restera un terme générique dans le milieu de l’hospitalité: CouchSurfing (voulant dire « surf de canapé »). Il fut crée à l’initiative d’un Américain, Casey Fenton, qui alors étudiant dans les années 90, sans connaître l’existence du moindre réseau d’hospitalité, parti étudier en Islande. Craignant de s’y ennuyer sans connaître personne là bas, il prit soin de trouver sur Internet l’annuaire des étudiants de l’université de Reykjavik afin de trouver des personnes pour lui montrer la ville. A sa grande surprise il reçu une centaine de réponse positive et même de personnes lui proposant de l’héberger. C’est de là qu’il eut l’idée de déposer le nom de domaine couchsurfing.org (1999), mais le réseau ne vint le jour qu’au 1er janvier 2004.
Les principaux réseaux  d'hospitalitéCe réseau ne fit sans cesse de grandir, partant initialement d’un réseau d’hospitalité de base (demande et offre d’hébergement), il connut un accroissement inattendu d’où la nécessité d’organiser cela en communauté. De plus en plus de ville dans le monde vit sa propre communauté CS locale naître, réunissant principalement des personnes tolérantes, ouvertes d’esprit et au partage. Ce réseau atteignit le million de membre début 2009 et les 3 million courant 2012. Sa croissance est quasi-exponentielle, notamment grâce à son équipe de bénévole à travers le monde qui jusqu’en 2011 animèrent et développèrent le site, les forums et les communautés locales. Cela aurait pu continuer longtemps, sauf que le statut de CouchSurfing changea subitement en août 2011, d’une organisation à but non lucratif, il devint une corporation privé et donc lucrative, afin d’assurer des revenus aux salariés qui gèrent désormais le site soi-disant. Le développement du site CouchSurfing s’est depuis nettement accéléré, mais ne ressemble de moins en moins à ce qu’il était à l’origine, tant au niveau de l’ergonomie qu’au niveau de l’esprit qui y régnait.

Communauté de l'hospitalitéBeWelcome vit là une bonne opportunité d’étoffer les effectifs de ses bénévoles en accueillant les CSeurs mécontents au sein de son réseau. Mais est ce que BeWelcome souhaite devenir plus qu’un réseau d’hospitalité à l’instar de CouchSurfing (un site communautaire) ? Rien est sûr, d’autant plus que les décisions au sein de ce réseau se font de manière collégiale, ce qui ralentit considérablement le développement de l’outil. Servas est également disponible sur le net, mais c’est un outil bien moins élaboré, jouant encore grandement sur l’annuaire papier, et la grande majorité des membres sont de la génération des seniors contrairement aux autres réseaux où l’on trouve des personnes de tout âge, voire majoritairement dans les 18-40 ans. Dernièrement, on vit des réseaux d’hospitalité d’une autre nature comme AirBnb, mais là, peut-on parler encore d’Hospitalité, tant le « séjour » chez une personne devient payant ? Anecdote d’importance: on retrouve au sein de l’équipe de AirBnb un certain Veit Kuehne, qui avait pourtant promis un « Hospitality Club 2″…

Il faut se dire que les sites permettant l’instauration d’un réseau d’hospitalité ne sont qu’un outil pour mettre en relation les personnes d’un certain état esprit, mêlant ouverture, partage et tolérance. Ces réseaux, que ce soit Hospitality Club, CouchSurfing ou encore Servas ont établi des connexions entre ces personnes, qui désormais, au dela de n’importe quel site web, forment leur propre réseau… Ce que souhaitait finalement à l’origine un certain Bob Luitweiler avant d’avoir créer involontairement le concept.

Comme un Johnny Clegg en Europe

johnny-clegg-third-world-childLorsque j’avais 10 ans, l’actualité se tournait vers une ouverture d’esprit, un rapprochement des uns des autres malgré les différences de physiques, de cultures et d’origine. Nelson Mandelson allait être élu Président d’Afrique du Sud, la lutte antiraciale se faisait de plus en plus entendre, Edith Cresson première femme première ministre en France, disparition progressive du tabou homosexuel … C’était le début des années 90.

Or un basculement s’opéra … les parties nationalistes partout en Europe accrurent leur suffrage à chaque élection, l’homophobie et la xénophobie se faisait de plus en plus ressentir par de diverses expressions comme la violence et le mépris (souvent caché par l’hypocrisie). Et celà je n’exclue pas que cette intolérance de l’autre soit véhiculé par les différents média et notamment la télévision qui diffuse des émissions de plus en plus abrutissantes. La propagande télévisuelle du 11 septembre n’a rien arrangé, surtout pour les personnes d’origine arabe, pour qui l’intolérance s’est fait le plus ressentir tout comme les actes homophobes et le développement quasi abusif de la pornographie, présentant la femme non plus comme un objet mais comme un jouet.

Moi même prenant en marge toutes ces propagandes quotidienne des médias (tout au moins en mettant une certaine distance vis à vis des idées émises) je me rends pas trop sensible à ces tendances de l’intolérance des différences. Je me souviens d’un chanteur Sud-Africain du nom de Johnny Clegg qui vivait avec les Zoulous tout en étant blanc. Je me sens du même acabi. Je consacrerai ma vie à faire en sorte de l’homogéneïsation des populations en Europe (en France tout au moins). Car n’oublions pas que la construction européenne passera obligatoirement par là. La difficulté la plus rude dans cette affaire, ce n’est pas seulement de dénoncer l’intolérance de certains mais aussi atténuer la haine répondant à l’intolérance chez les victimes !

Ah ! S’il y avait davantage de Johnny(s) Clegg en Europe !

Naturisme, Histoire et Signification

Le fait de pouvoir être nu naturellement remonte à l’apparition de l’homme sur terre. Mais s’il fallait une référence pour le naturisme communautaire que l’on connait de nos jours, la seule qui soit universellement reconnue est la définition internationale actuelle:

« Le naturisme est une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisée par une pratique de la nudité en commun qui a pour but de favoriser le respect de soi-même, le respect des autres et celui de l’environnement ».

Bien que datant de 1974, on peut considérer que les diverses formes de naturisme (ou nudisme, à l’époque) qui s’en rapprochent sont beaucoup plus anciennes. Le concept a pris forme au XVIII° siècle. Le naturisme se pare, au fil du temps, de vertus hygiéniques et médicales, de vertus éducatives et civiques, écologiques… Il est parfois purement récréatif et de loisir… Il est parfois politisé, idéologique, militant… Ses pratiques comme ses significations ont évoluées.

naturismeLe Naturisme est principalement pratiqué en Europe, dans une moindre mesure en Amérique du Nord et en Australie. La France détient un nombre impressionnant de camps (avec ensemble Bungalow, Caravaning, Camping), de campings ou de plages naturistes. On y trouve d’ailleurs Euronat, le plus grand camp naturiste en Europe et probablement dans le monde qui se situe en Gironde, capable d’accueillir plus de 10000 personnes en haute saison. Certains camps tels que celui du Cap d’Adge ont transfiguré ce qu’était le naturisme à la base, laissant au passage une très mauvaise réputation de ce type de pratique. Car désormais, la plupart des personnes croyant connaitre ce qu’est le naturisme se focalisent sur ce qu’est devenu le Cap d’Agde, ce qui se révèle aucunement une généralité.