Archives pour la catégorie Culture web

Les sujets de Culture Web du blog d’Antoine Rolland.

Comment se faire rembourser d’un Windows ?

Tous les ordinateurs des grands fabricants sont vendus avec un système d’exploitation et une batterie de logiciels plus ou moins conséquente et intéressante. Motif invoqué : les appareils sont ainsi prêts à l’emploi, parfaitement fonctionnels. Si la pratique satisfait effectivement nombre de consommateurs, notamment les moins aguerris à l’informatique, elle pose en revanche problème pour ceux qui disposent déjà d’une licence (OS payant) ou qui souhaitent utiliser Linux (OS gratuit). L’objectif de cet article est donc de vous expliquer comment obtenir le remboursement du système d’exploitation pré-installé sur une machine neuve.

Précisons-le d’emblée, ce sujet est sensible et complexe. Sensible, parce qu’il s’agit de titiller les constructeurs sur leur négligence vis-à-vis de la loi française. Avec en trame de fond des enjeux économiques énormes et des habitudes bien ancrées, ce qui explique que les protagonistes du milieu soient beaucoup moins loquaces pour parler de ce sujet que lorsqu’il s’agit de vanter les mérites d’un tout nouveau produit. Et complexe parce qu’il faudra suivre une procédure relativement contraignante, pour in fine obtenir une compensation très modeste. Dans certains cas, vous devrez même envisager un recours en justice pour faire valoir vos droits !

Pour aborder la partie concrète de ce dossier, le pluriel est de rigueur : il n’y a pas UNE mais DES procédures. Les principales nuances entre constructeurs portent sur le délai pour retourner la machine, sur la nécessité ou pas d’envoyer votre machine en atelier (deux marques se distinguent sur ce point, Fujitsu et Asus), sur la prise en charge des frais de port et sur les montants remboursés. Dans tous les cas, la garantie matérielle reste la même mais le support logiciel est bien entendu annulé. La durée de la procédure est variable, puisqu’après avoir contacté le service après vente du fabricant pour connaître la marche à suivre, il se peut que vous deviez attendre qu’on vous envoie par la poste des documents à remplir et à retourner avec la machine. Autant de temps où la machine sera inutilisable, faute d’acceptation du Cluf. Mais une fois réception de la machine dans leurs ateliers, les constructeurs annoncent généralement entre 3 et 5 jours ouvrés de délai. Nous avons compilé tous les éléments dans un tableau pour rendre les choses plus simples.

Procédures remboursement de Windows

L’avènement du « Porno-Trash »

Pour reprendre au commencement: en France durant les années 70, l’érotisme n’apparaissait au grand public par le cinéma avec des films comme « Les Valseuses » ou encore « Emmanuelle » qui étaient tout-deux la conséquence de la libéralisation des meurs suite à Mai 68 et l’arrivée de Valery Giscard D’Estaing à la présidence de la République. Le cinéma était un des rares médias de l’époque à proposer cela, vu qu’il n’y avait que deux chaînes publique à la télévision et pas encore de magnétoscope. Mais ces films ne montraient guère les plans que réservera la pornographie par la suite.

Puis, ceux qui ont été adolescents dans les années 80 ou 90 peuvent comprendre. Pouvoir voir un film pornographique était à cette époque un vrai parcours du combattant. Soit on visionnait seul la nuit, loin des regards, un enregistrement VHS qu’on cachait ensuite. Ou il y avait la solution Canal+, les premiers samedis du mois si on avait un décodeur. Certains s’accommodaient même de la version codée (il parait qu’en gigotant une passoire devant l’écran de la télé, on pouvait voir le film en clair).

Aujourd’hui, tout est devenu bien plus accessible (surtout depuis la démocratisation du haut débit et du streaming à partir de 2005-06). Pour le bonheur des moins jeunes, mais aussi pour le malheur des plus jeunes qui sont désormais confrontés à un Tsunami de la Pornographie sur Internet. Mais rien à voir avec les standards du « porno classique » qu’on voyait jusqu’alors. Sur le web, on a à faire à un niveau plus osé et plus dégoûtant de la vision de la sexualité. Imaginez les doubles pénétrations anales ou vaginales, les éjaculations faciales en série suite à un « gang-bang » (une femme seule face à plusieurs hommes), les « fist-fucking » (technique permettant d’introduire un avant-bras dans le vagin). Bref, tout au déshonneur de la femme en somme.

Tout le monde connait le « Doc » de Loving Fun sur Fun Radio qui anime son émission depuis les années 90. Il est aux premiers rangs pour constater l’évolution des meurs et de la vision de la sexualité véhiculée par les médias et en particulier par Internet. Non seulement depuis 20 ans, la pornographie est devenue plus accessible, mais elle est devenue bien plus « trash ». Et on ne peut penser que pour les générations à venir, l’exposition à un tel spectacle ne sera pas sans conséquence. Internet est devenu LE média par excellence, car il combine à la fois l’écrit, le son et la vidéo. Mais saviez-vous que près de 12% du contenu sur Internet globalement est à caractère pornographique ? Que rien qu’aux Etats-Unis, plus de 40 million de personnes visitent des sites pornos régulièrement ? Que dire aussi de la recrudescence des recherches sur Google pour des vidéos à caractère pédophile ?

Lille, capitale européenne du Web ?

Lorsqu’on parle de Lille, Capitale de la Région Nord-Pas-de-Calais, il est plus commode de parler de Métropole Lilloise qui rassemble les villes voisines telles que Tourcoing, Roubaix et Villeneuve d’Ascq représentant un bassin de population de plus d’un million cinq cent mille habitants.

Autrement dit la métropole lilloise concentre bon nombre de sièges sociaux de grandes enseignes françaises de distribution dont l’implantation est ancienne pour certaines: comme par exemple Auchan, Leroy Merlin, Decathlon, Norauto, sans compter les enseignes historiques de vente par correspondance que sont la Redoute et les 3 Suisses (Verbaudet, la BlanchePorte …). Des enseignes aujourd’hui toutes présentes sur le net, de toute évidence vu leur activité, et sur leur marché respectif.

Aidées par la présence de ces grandes entreprises à proximité, des start-ups du web se sont installées depuis le début des années 2000 sur d’anciennes friches industrielles (du textile notamment à Roubaix et à Tourcoing) attirées par les avantages fiscaux de ces zones franches. On compte désormais plus d’une cinquantaine d’agence web rien que sur la métropole lilloise, dont certaines venant de réseau national tel qu’Axecibles. Certaines même venant de la métropole ont réussi à s’implanter mondialement, comme Altima (siège à Roubaix) qui après s’être bien implantée en France (Paris, Lyon …) se sont installée jusqu’en Chine (à Shanghai).

A l’Ouest de Lille (quartier Bois-Blanc) se trouve également un complexe (également construit sur une ancienne friche) destiné aux nouvelles technologies: Euratechnoogie. On y trouve des PME innovantes dans le domaine du web parmi d’autres consacrées à l’informatique en général. IBM vient également de s’y installer.

Avec ce carrefour de l’Europe que constitue Lille (entre Londres, Paris, Bruxelles, Cologne et Amsterdam), cette ville n’est-elle pas en train de devenir la capitale européenne du web ?

Histoire des réseaux d’hospitalité

Hospitality Club, CouchSurfing, BeWelcome … Que des sites qui ont fait la renommé actuelle des réseaux d’hospitalité, le principe d’accueillir chez soi des voyageurs du monde entier et de voyager en étant logé chez l’habitant. Mais savez-vous que ce concept n’est pas né de l’arrivée d’Internet ?

Bob Luitweiler
Bob Luitweiler, fondateur de Servas
Tout commença à la fin des années 40 avec un pacifiste américain de San Francisco, Bob Luitweiler, qui refusa de s’engager pour partir combattre en Europe en 1944. A la fin de la guerre, il eut comme idée de rentrer en contact avec les associations, organisations et collectifs pacifistes dans le monde afin de les fédérer. Le contact entre ces groupes se fit à merveille et même que les membres de chaque groupe de pacifistes s’invita mutuellement à venir passer quelques jours chez eux. Inconsciemment, on assista à la naissance du premier réseau d’hospitalité: Servas.
Servas se développa les décennies suivantes en inscrivant toutes personnes qui souhaitaient héberger des membres de l’association dans un annuaire papier qui fut envoyé (mis à jour) tous les ans à tous les inscrits. Un membre qui souhaitait être hébergé à un endroit précis du monde n’avait plus qu’à consulter cet annuaire et écrire sa requête par courrier.

En parallèle et sans pour autant connaître l’existence de Servas, on vit apparaitre de divers réseaux d’hospitalité, plus spécialisé, tel que CTC (Cyclists’ Touring Club), crée par un Britannique en 1971, destiné aux personnes voyageant en vélo, ou encore Pasporta Servo, réseau d’hopitalité des adeptes de la langue esperanto (date de création: 1974).

Accueil hospitalitéL’arrivée d’Internet dans les années 90 allait davantage développer et mettre en avant ce concept de réseau d’hospitalité. C’est en 2003 que fut crée Hospitality Club par Veit Kuehne, un Allemand d’une vingtaine d’année assez doué en langage informatique web. Un réseau qui sera surtout développé dans les pays d’Europe de l’Est, en Russie et au Moyen-Orient. Il atteindra une bonne centaine de milliers de membres et se fera distancer par la suite par CouchSurfing et BeWelcome. Veit sera très décrié par la suite, surtout lorsqu’il décida unilatéralement d’insérer des bannières publicitaires sur son site web afin de générer des revenus, alors que le site Hospitality Club fut jusque là en grande partie développé par des bénévoles. Ces bénévoles, mécontents, partirent créer un autre réseau qui se voudra non lucratif et surtout où les décisions seront prises de manière collégiale: Be Welcome.

En parallèle, on vit grandir sans cesse un réseau dont le nom restera un terme générique dans le milieu de l’hospitalité: CouchSurfing (voulant dire « surf de canapé »). Il fut crée à l’initiative d’un Américain, Casey Fenton, qui alors étudiant dans les années 90, sans connaître l’existence du moindre réseau d’hospitalité, parti étudier en Islande. Craignant de s’y ennuyer sans connaître personne là bas, il prit soin de trouver sur Internet l’annuaire des étudiants de l’université de Reykjavik afin de trouver des personnes pour lui montrer la ville. A sa grande surprise il reçu une centaine de réponse positive et même de personnes lui proposant de l’héberger. C’est de là qu’il eut l’idée de déposer le nom de domaine couchsurfing.org (1999), mais le réseau ne vint le jour qu’au 1er janvier 2004.
Les principaux réseaux  d'hospitalitéCe réseau ne fit sans cesse de grandir, partant initialement d’un réseau d’hospitalité de base (demande et offre d’hébergement), il connut un accroissement inattendu d’où la nécessité d’organiser cela en communauté. De plus en plus de ville dans le monde vit sa propre communauté CS locale naître, réunissant principalement des personnes tolérantes, ouvertes d’esprit et au partage. Ce réseau atteignit le million de membre début 2009 et les 3 million courant 2012. Sa croissance est quasi-exponentielle, notamment grâce à son équipe de bénévole à travers le monde qui jusqu’en 2011 animèrent et développèrent le site, les forums et les communautés locales. Cela aurait pu continuer longtemps, sauf que le statut de CouchSurfing changea subitement en août 2011, d’une organisation à but non lucratif, il devint une corporation privé et donc lucrative, afin d’assurer des revenus aux salariés qui gèrent désormais le site soi-disant. Le développement du site CouchSurfing s’est depuis nettement accéléré, mais ne ressemble de moins en moins à ce qu’il était à l’origine, tant au niveau de l’ergonomie qu’au niveau de l’esprit qui y régnait.

Communauté de l'hospitalitéBeWelcome vit là une bonne opportunité d’étoffer les effectifs de ses bénévoles en accueillant les CSeurs mécontents au sein de son réseau. Mais est ce que BeWelcome souhaite devenir plus qu’un réseau d’hospitalité à l’instar de CouchSurfing (un site communautaire) ? Rien est sûr, d’autant plus que les décisions au sein de ce réseau se font de manière collégiale, ce qui ralentit considérablement le développement de l’outil. Servas est également disponible sur le net, mais c’est un outil bien moins élaboré, jouant encore grandement sur l’annuaire papier, et la grande majorité des membres sont de la génération des seniors contrairement aux autres réseaux où l’on trouve des personnes de tout âge, voire majoritairement dans les 18-40 ans. Dernièrement, on vit des réseaux d’hospitalité d’une autre nature comme AirBnb, mais là, peut-on parler encore d’Hospitalité, tant le « séjour » chez une personne devient payant ? Anecdote d’importance: on retrouve au sein de l’équipe de AirBnb un certain Veit Kuehne, qui avait pourtant promis un « Hospitality Club 2″…

Il faut se dire que les sites permettant l’instauration d’un réseau d’hospitalité ne sont qu’un outil pour mettre en relation les personnes d’un certain état esprit, mêlant ouverture, partage et tolérance. Ces réseaux, que ce soit Hospitality Club, CouchSurfing ou encore Servas ont établi des connexions entre ces personnes, qui désormais, au dela de n’importe quel site web, forment leur propre réseau… Ce que souhaitait finalement à l’origine un certain Bob Luitweiler avant d’avoir créer involontairement le concept.

Le modérateur de forum face aux « trolls »

En tant qu’ancien volontaire/bénévole sur le réseau CouchSurfing, je souhaitais vous faire part des usages qui étaient courant pour les modérateurs de groupe sur ce site. En voici les principales lignes …

En tant que modérateur, vous avez plus ou moins d’autorité morale sur un groupe. Poster des messages rassurants, calmes, diplomates et clairs lors d’un conflit bien engagé, devrait être suffisant pour modérer une discussion. Si vous sentez que vous n’êtes plus assez neutres, il serait préférable de passer le relais à un autre co-modérateur.

TrollUn Troll, qu’est ce que c’est ?
Un troll est un utilisateur qui cherche à créer une polémique en provoquant les participants d’un espace de discussion (de type forum, newsgroup ou wiki) sur un réseau informatique, notamment Internet et Usenet. Les objectifs d’un troll peuvent être multiples et variés, allant du simple jeu à la volonté d’imposer ses idées, d’amusement pur et simple, ou même à la tentative de détruire l’intérêt d’un forum, ou d’une discussion visée par ses actions, par censure…

Quels sont les symptômes d’un troll ?
– Il se fout du groupe
– Ne cherche pas à vouloir résoudre les problèmes
– Accable délibérément les gens lors de leurs interventions
– Polarise les discussions (en opposé de modérer, et donc diviser les gens)
– Insulte, diffuse des rumeurs, ignore les règles d’utilisation, ne prend pas la peine de lire les posts des autres, répond publiquement à des messages privés…

Modérateur de forumEn tant que modérateur, vous avez à vous poser ces questions dans ce face à face avec un troll:
– Quel est votre ressenti sur cette histoire ?
– A quel point êtes-vous proches des parties engagées ?
– Pouvez-vous placer des mots fermes, amicaux et professionnels ?
– Est-ce que l’offense est mineure, le débat est sain et les membres acquièrent quelque chose de ce conflit ?
– Est-ce que le groupe peut s’auto-modérer ? Est-ce que votre intervention est nécessaire ?
– Prévenir et résoudre les conflits en quelques étapes simples
– Créer des règles qui légitimeront vos actions
– Votre voix : calme, raisonnable, demander aux gens de discuter de l’histoire avec respect. Ne vous fiez pas au Troll !

Voici les alternatives qui se présentent à vous par la suite:
– Envoyer un message en privé pour demander au(x) membre(s) concerné(s) de relire les règles du groupe, et penser aux effets que leur message peut avoir.
– Virer un membre : communiquer avec le(s) membre(s), informez les qu’ils ont été virés du groupe et leur demander un délai avant de revenir au sein du groupe.

Si le membre coopère après cela, vous avez fait du bon boulot ! Sinon, nous avions à écrire à l’équipe « Contact Us » rubrique « Groups » et la GMT (Group Management Team), spécialisé dans la gestion des groupes sur CouchSurfing, géra cela par la suite.

Windows XP : fin du support dans un an

fin-windows-xpDans un an précisément, Microsoft ne supportera plus son populaire système d’exploitation sorti en 2001. L’éditeur proposera une prestation de support plus étendue dans le temps, mais beaucoup plus coûteuse. Dans un an jour pour jour, Windows XP ne sera plus maintenu par Microsoft. Le support doit en effet s’arrêter le 7 avril 2014.

Sorti en octobre 2001, le système d’exploitation est pourtant encore très utilisé. Les statistiques fournies par Net Applications l’accréditent, pour mars 2013, de pas moins de 38,73% de parts de marché des OS pour ordinateurs de bureau (Desktop). Il y a un an, il dépassait les 46%. Les statistiques de StatCounter ne lui donnent pas autant de poids, mais lui attribuent tout de même plus de 20% du marché.C’est de toute façon assez pour motiver Redmond à proposer un support étendu « spécial » à ceux qui le désirent… mais contre un forte somme. Le Gartner estime en effet qu’il faudra débourser entre 200 000 et 500 000 dollars par an pour bénéficier de ce support spécial de Microsoft. Et encore, le cabinet de conseil prévient que cette somme pourra doubler d’une année sur l’autre…

Aujourd’hui, Windows XP bénéficie encore chaque mois de mises à jour de sécurité, lors des Patch Tuesday. La dernière version stable de Windows XP remonte cependant à 2008, avec la sortie de son Service Pack 3.