Cilivisations anciennes - Archéologie sous marine

L’exploration sous-marine, l’avenir de l’archéologie ?

Pour comprendre pourquoi explorer le fond des mers avec grand attention est primordial pour l’archéologie et la connaissance de l’origine de nos civilisations, lisez ces quelques lignes …

Imaginez la planète Terre où les calottes glaciaires s’étendent du Nord de la France dans l’hémisphère Nord et jusqu’au sud de la Nouvelle Zélande pour l’hémisphère sud. Ces deux calottes absorbant une bonne quantité des eaux des océans qui ont donc un niveau bien moins élevé qu’aujourd’hui laissant d’avantages de territoires émergés. Ce monde n’est pas imaginaire, car il a existé il y a encore 12000 ans, lors de la dernière ère glaciaire.

Nos ancêtres pouvaient donc jouir de territoires aujourd’hui engloutis sous les mers et océans. Ce fut également l’époque des prémices de nos premières civilisations (de l’Indus, d’Egypte, de Mésopotamie, précolombiennes). Coïncidence ? Disons que les différents déluges conséquents à la fonte des glaces durant les 9ème au 5ème millénaire avant notre ère incitaient aux témoignages d’un genre nouveau: l’écriture. Les vastes pleines cultivables qui s’en libéraient pour ainsi engendrer la révolution de l’agriculture et le besoin de tenir une gestion des stocks n’y sont pas pour rien également.

Ces terres englouties désormais étaient donc le théâtre de l’émergence de notre propre civilisation. Et contrairement aux découvertes archéologiques situées dans les territoires émergés actuellement, les potentielles découvertes qu’on pourrait faire sous les mers auront été épargnées pas l’activité humaine dévastatrice de ces derniers millénaires (tels que les guerres, l’érosion des terres mais aussi la construction de villes nouvelles par exemple).

Les explorations sous-marines amorcées dans les années 1950-60 ont déjà montrés des preuves de villes englouties. en bordure de continent mais aussi dans les mers reliés aux océans, on retrouve des vestiges datant de l’antiquité jusqu’à 10 mètres de profondeur. On note des traces de civilisations de cette époque-là autour de Malte en Méditerranée mais aussi autour des îles grecques dans la mer Égée. Sur les côtes indiennes, on y rapporte aussi un certain nombre de vestiges engloutis, mais difficilement accessibles du fait des forts courants de l’océan.

A ces profondeurs, on peut aussi y déceler des vestiges préhistoriques, comme la grotte Cosquer dans le sud de la France, uniquement accessible avec du matériel de plongée et remontant à l’époque du néolithique (au delà de 4000 à 5000 AV. JC du moins en Europe) tout comme certains témoignages d’activités humaines dans le fond des eaux du golfe du Morbihan en Bretagne. D’autres découvertes sont difficilement datables comme les grandes dalles dans les mers des Caraïbes ou encore autour d’Heligoland en mer du Nord. Elles seraient surement des vestiges d’une période qui reste encore à être étudiée, analysée et découverte ! L’exploration sous-marine est en cela l’avenir de l’Archéologie, car elle ouvre des portes sur une période tellement ancienne qu’elle nous révélera surement des traces d’anciennes civilisations (comme l’Atlantide, ou encore l’Empire de Mû dans le Pacifique) dont on ignore encore à l’heure actuelle l’existence qui au mieux pour certaines demeurent une légende.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *